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novembre 15, 2005

Bien voilà. Tant qu'à écrire une fois le mois, je me suis dit que c'était peut-être le temps d'arrêter. Pour mieux recommencer un de ces jours, qui sait.
J'ai retrouvé un plaisir à mon intimité. Je n'ai plus rien à vous faire voir. Je serai toujours plus libre en n'écrivant que pour moi-même. Je referme une porte, je n'ai plus rien à prouver. Je n'ai plus besoin d'être comprise. Ce n'est plus moi.

Merci.

novembre 10, 2005

j'aime mieux attendre un bon moment en perspective que d'en vivre un qui est déjà fini.

octobre 30, 2005

Well in case you failed to notice,
In case you failed to see,
This is my heart bleeding before you,
This is me down on my knees, and...

These foolish games are tearing me apart,
And your thoughtless words are breaking my heart.
You're breaking my heart.

Well, excuse me, guess I've mistaken you for somebody else,
Somebody who gave a damn,
Somebody more like myself.

octobre 10, 2005

Je n'ai rien à dire. J'ai tout à ressentir. Avec tout ce que j'ai déjà compris, je ne devrais même plus savoir pleurer.
Tu ne sais pas qui tu es. Personne ne sait qui il est pour moi. Personne ne saisit vraiment l'ampleur de ces adieux en prédiction.

Je ne veux pas vous voir partir. J'ai encore du chemin à faire avec vous. J'ai encore trop à apprendre de vous. Je suis encore trop enfant, trop petite pour être seule ici sans vous. Et pendant que le temps s'enfuit en courant, moi je le poursuit et je ne m'arrête pas à comprendre... je ne m'arrête pas à mes douleurs et à mes craintes. J'attend, je patiente. Tout devrait passer, un jour ou l'autre. La vie est grande, énorme... la vie a des griffes pointues qu'elle aiguise à chaque soir.
J'aimerais être celle qui part... un de ces jours. J'aimerais me faire regretter comme je peux vous regretter.
Moi je ne bouge jamais. Moi je vous sers pendant un moment... en attendant que vous trouviez ce que vous cherchez. Je ne suis pas, je ne serai jamais ce que vous cherchez.

septembre 28, 2005

On fait de bien grands détours pour aboutir seuls...

-Inspiré de l'Escalier de Paul Piché-

septembre 17, 2005

Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n'est pas d'objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu'une fenêtre éclairée d'une chandelle. Ce qu'on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie.

Par-deléa des vagues de toits, j'aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec son geste, avec presque rien, j'ai refait l'histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant.
Si c'eût été un pauvre vieux homme, j'auais refait la sienne tout aussi aisément.

Et je me couche, fier d'avoir vécu et souffert dans d'autres que moi-même.

Peut-être me direz-vous: "Es-tu sûr que cette légende soit la vraie?" Qu'importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m'a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que je suis ?


Les fenêtres - Charles Baudelaire

septembre 11, 2005

Ce soir je me tais... parce que j'ai jadis trop hurlé. Ce soir je me force à respirer, parce que j'ai trop longtemps étouffé.
Ce soir je n'ai aucune force à donner à ces encores. Je n'ai rien à foutre de ces toujours et de cette roue vicieuse. Je ne cherche plus rien à comprendre. Plus je cherche plus je me perd. Faire face au rejet de mes sentiments... indépendante de mes propres sentiments. Mais qu'est ce que ça peut bien faire ?

août 31, 2005

La plaine s'allume d'un amour doré. La fleur se couvre de miel sablé.
Le ciel s'écroule contre le dos de la réalité... où je n'ai jamais su nager.
Ré-animer un feu si éphémère... quand il ne fait que pleuvoir.
Sans abandonner. Jamais.

août 16, 2005

Nager dans les eaux troubles des lendemains
Attendre ici la fin
Flotter dans l'air trop lourd du presque rien
A qui tendre la main ?

Si je dois tomber de haut, que ma chute soit lente
Je n'ai trouvé de repos que dans l'indifférence
Pourtant, je voudrais retrouver l'innocence
Mais rien n'a de sens, et rien ne va

Tout est chaos à côté
Tous mes idéaux : des mots Abimés...
Je cherche une âme, qui pourra m'aider
Je suis d'une géneration désenchantée

Si la mort est un mystère, la vie n'a rien de tendre
Si le ciel a un enfer, le ciel peut bien m'attendre
Dis moi, dans ces vents contraires comment s'y prendre
Plus rien n'a de sens, plus rien ne va.

-Désenchantée - Mylène Farmer -

août 15, 2005

Il ne me suffira jamais d'aimer.

J'aime de plus en plus.
Je pleure de plus en plus.
J'existe de plus en plus.

Je ne comprend rien en rien.
Et je ne regrette même pas.

août 03, 2005

Live it or leave it... ?

juillet 27, 2005

Que des moments. Que des regards. Profusion de changements.

J'ai construit ma liberté. À coups de coeur et de désirs. À coups de sanglots et de soupirs. Je me suis prise par la main sans jamais délaisser.
J'ai plongé dans mes pluies fâcheuses et j'ai touché le fond de mon océan. J'y ai creusé le sol ardemment, pour comprendre... pour m'apprendre. Je me suis reposée et j'ai changé de direction. J'ai changé de cap, marché sur de la vitre. J'ai suffoqué sous une noirceur, j'ai massé le dos de mes peurs. J'ai tourné en rond, je me suis étourdie. J'ai écorché des pétales de rose, j'ai détruit des châteaux de sable. J'ai prié sans savoir comment... je me suis aspergée de regrets violents. J'ai caressé la mort dans tous ses sens.

J'ai dépoussiéré des espoirs. J'ai tourné des mots et des maux. Inventé des principes, effacé des préjugés. Je me suis désaltérée d'une vie en sécheresse. Vidé ma plage de ses cailloux. J'ai souris à la solitude, j'ai dégusté des présences. J'ai estimé. Recommencé. Rejoué les dés. J'ai décidé de gagner.

J'ai vécu. Complètement, absolument, entièrement... Passionnément.

juillet 19, 2005

-There was this time in high school. I was watching you out the library window... you were talking to Sarah Marsh.
-Oh, God, I was so in love with her.
-I know. And you were flirting with her, and she was being really sweet to you.
-I remember that.
-And then, when you walked away... she started making fun of you with Kim Canetti. And it was like they were laughing at me. You didn't know at all? You seemed so happy.
-I knew. I heard them.
-Well, how come you were so happy?
-I loved Sarah, Charles. It was mine, that love. I owned it. Even Sarah didn't have the right to take it away. I can love whoever I want.
-But she thought you were pathetic.
-That was her business, not mine.
-You are what you love, not what loves you.

-Quote From Adaptation-

juillet 13, 2005

Le bout de mes doigts est vierge. Je n’ai jamais atteint les sentiments recherchés. J’ai touché à bien des illusions, et mes mains me revenaient ensanglantées.

Je suis le point central d’un cercle ; ma vie. Je suis le point central et imaginaire de ma vie et je m’étourdi à regarder ces gens. Je m’étourdi à vous observer l’un après l’autre, gens de mon univers. Vous êtes tous le reflet d’un échec. Un échec d’importance à vos yeux.

Et je n’aurais envie que de vous hurler de partir. Démolir cette forme illusoire, et rester ce simple petit point dans l’univers. Une liberté à retrouver, à voir naître.

Vos cercles à vous sont trop grands, ils m’écrasent et vous ne me voyez plus. Mon cercle à moi est si petit... vous êtes si peu à me faire tant de mal.

juillet 06, 2005

Une bouffée d'air. Lentement. Je regarde tout autour.
Rien.
Je ne remarque rien.
Je ne ressens rien.

Souvent il suffit d'avoir ce que l'on veut pour se rendre compte que ce n'est pas si merveilleux,
qu'on ne le voulait peut-être pas tant que ça, finalement.
J'ai cru vouloir.

Mon corps en épuisement. Muette. J'ai le souffle coupé.
Ma conscience s'est enfuie, elle se repose dans un pays lointain. Je suis descendue à un niveau pauvre de compréhension, faible de jugement. Et puis je ne me plais pas dans cette ignorance. Peut-être parce qu'on est jamais vraiment entièrement heureux.

Et nous courrons tous à bout de souffle, l'un contre l'autre, en espérant arriver le premier.

je n'ai envie que de m'arrêter ici, subitement.

vous regarder courir.

retourner chez moi.

juin 20, 2005

Get down on your knees and pray
Say, "I 'll do whatever you want,
God, just let me have my way."
Well will you, will you?

-Jewel-

juin 16, 2005

Une bouffée de négativité. Ou de tristesse.
Je ne connais plus la différence.

Ma vie est un morceau de glace qui me glisse constamment des mains. S'écroule et fond au sol, lentement.
Ma vie en oubli. Mes yeux qui ne communiquent pas encore assez. Personne ne comprend. Personne ne veut comprendre. Personne ne sait comprendre mes silences, mes regards évadés. Personne ne sait entendre l'orage dans mes paroles énervées, dans mes paroles faussement libérées. J'essaie de me perdre en vous, par habitude, et puis je me retrouve encore plus seule, perdue au fond de moi-même.

Vous n'êtes tous que des morceaux de glace.Que de frissons et de soulagement quand je vous touche, mais plus je vous touche plus vous disparaissez. Vous me fondez entre les mains. Vous vous évaporez...
dans l'Air.
dans l'Amour.

Et je suis triste parce que mon Air à moi m'étouffe. Parce qu'il est rempli de fumée. Parce que je n'en ai pas assez.
Ou parce que je ne sais pas respirer.

juin 15, 2005

It's not supposed to feel this way
It's not supposed to hurt this way

-Avril Lavigne-

juin 04, 2005

Je devrais écrire à n'en plus finir. Cette douleur à la poitrine m'est devenue concrète tellement j'ai mal, tellement je m'inquiète. Je ne comprend rien. Je ne comprend jamais rien. Comment une vie peut tomber, changer en si peu de secondes ? Comment garder mes yeux éveillés aux beautés de la vie ? Mais je souris encore, et je ne comprend pas pourquoi. J'ai apprivoisé la pluie de mes étés orageux.

Je vais devoir marcher, sans plus jamais penser. Continuer quand même. Vivre et accepter les cailloux en dessous de mes pieds. Mais présentement, mes soupirs n'atterrissent nul part. Comme une feuille d'érable qui tombe au sol l'automne et que personne ne ramasse. Et j'aimerais simplement qu'on m'enlève cette brique sur les épaules.

mai 23, 2005

Maman, viens me chercher. Maman, j'ai faim. Maman, j'ai peur.
Maman, parle-moi. Maman, soigne-moi.
Maman, j'ai besoin d'une mère. J'ai besoin d'une mer d'affection.
Maman, berce-moi et chante moi une histoire de fées. Maman, assure-moi que tout ira bien.
Maman, promet moi.

Maman, remet moi au monde.
Je t'aiderai à me reconstruire. Nous irons lentement et nous réussirons.
Maman, je n'ai plus d'eau dans mes yeux. Maman, je tremble.
Borde-moi. Ramène-moi au temps où il n'y avait que toi qui m'importait.
Maman. Viens me chercher.